• Test FF XII

    Final Fantasy XII

    Développeur : Square Enix
    Editeur : Square Enix
    Support : PlayStation 2
    Genre : RPG
    Date de sortie :
    - Japon : 16 mars 2006
    - Amérique du Nord : 2006
    - Europe : 2006
    Acheter Final Fantasy XII : NTSC-J

    Cet article ne contient pas de spoilers !


    Novembre 2003, une date qui restera à jamais gravée dans les esprits puisque c'est en ce jour que Square Enix présente à la presse, et ce pour la première fois, son prochain bébé. Il s'agit tout simplement du dernier opus de la saga acclamée dans le monde entier. On l'annonce tout simplement comme l'ultime épisode de la célèbre Playstation 2. Après avoir déversé des dizaines de milliers de litres de bave en consultant, et ce de façon quasi quotidienne, toutes les informations relatives au soft dans l'excellent Famitsu, en ce 16 mars 2006, soit deux ans et demie après la première présentation, nous pouvons enfin poser nos petites mains sur la version complète de Final Fantasy XII. On savait déjà un peu à quoi s'attendre sur certains points, notamment grâce à la démo américaine disponible avec Dragon Quest VIII, mais ce à quoi on n'était pas forcément préparé, c'était de se prendre une aussi grosse claque ! Final Fantasy XII se révèle tout simplement comme le meilleur RPG de sa génération, et ce, sur toutes consoles confondues.


    Final Fantasy XII (01) Final Fantasy XII (02)

    Final Fantasy XII commence comme tous les autres Final Fantasy, le classique Prelude qui annonce simplement que votre petite vie virtuelle devrait en prendre un coup, et vous prépare lentement mais sûrement à rentrer dans cet univers qui nous est si cher. On ne change donc pas la recette, et dès les premières secondes une petite lueur apparaît dans nos yeux… On se sent revivre, manette à la main. C'est le début d'une grande aventure, une aventure qui n'est pas prête de se terminer. Square Enix nous invite dans sa douzième fantaisie. L'écran titre apparaît (vous vous êtes déjà roulé trois fois par terre) avec les deux mots magiques : « New Game ». Si vous êtes croyant, c'est le moment de prier, le jeu commence. Comme à chaque fois, la cinématique d'introduction, entièrement en image de synthèse est tout bonnement remarquable. Approchant les sept minutes, elle met clairement en place le contexte politique du Monde d'Ivalice. N'y allons pas par quatre chemins, il ne faudra pas plus de cinq minutes pour se rendre compte que cet univers, imaginé par le magnifique Matsuno est tout bonnement l'un des plus incroyables de la série. Aux oubliettes Spira, malgré l'excellence du dixième opus, quoi qu'on en dise. Ivalice est travaillé, et ça se sent. Si nous avions pu avoir un aperçu avec les Final Fantasy Tactics, Tactics Advance et Vagrant Story, on peut dores et déjà vous dire que l'Ivalice de Final Fantasy XII est ici à son apogée. Du haut de ses huit ans d'existence, Matsuno n'a cessé d'exploiter son idée de départ, et on lui dit merci.

    Vous prenez le contrôle de Vaan, un jeune homme qui n'a pas forcément des centres d'intérêts très louables, en quête d'aventures aériennes, et commencez dans l'immense ville de Rabanastre. Les premières minutes de jeu étonnent. Les environnements sont immenses et d'une richesse incontestable. Ce Final Fantasy XII assume pleinement son statut de « MMORPG-offline », et on ne s'en plaindra pas. Si Final Fantasy X avait pour principal défaut d'être particulièrement linéaire, dans ce douzième opus il en est tout autre. Premièrement la caméra n'est plus précalculée. Vous pourrez, comme bon vous semble, admirer les différents recoins de ce monde en constante évolution. Le chemin tout tracé n'est d'ailleurs plus qu'un mauvais souvenir. A ce sujet, mettons les choses au point tout de suite ! Il n'y a pas de carte du monde à proprement parler, tout simplement parce qu'elle est à échelle humaine. Tous les lieux sont ainsi connectés entre eux, et à la manière d'un MMORPG (encore une fois !) vous ne verrez aucune coupure entre chaque zone. Il est aussi remarquable de se dire que vous pouvez aller absolument partout, quand bon vous semble. Bien évidemment, votre bas level du début ne vous permettra pas forcément d'aller bien loin, mais à titre d'exemple j'ai pu prendre l'airship très rapidement et me retrouver dans une immense cité sans que l'on ne m'ai dit d'y aller. Remarquable tout simplement. Final Fantasy XII est de loin l'épisode le plus libre de la saga (avec le onzième volet, bien entendu).


    Final Fantasy XII (03) Final Fantasy XII (04)

    Niveau gameplay, je crois que beaucoup d'entre vous sont déjà bien au courant. Notamment avec la démonstration jouable disponible aux Etats-Unis qui présentait le système de combat. Je ne m'attarderai donc pas énormément sur ce point pour me concentrer sur le système du jeu en général. Pour ce qui est du système de combat, il faut savoir qu'il est particulièrement proche d'un MMORPG, et plus particulièrement de celui de Final Fantasy XI. Reprenant les bases de son aîné, vous pourrez librement vous déplacer autour de votre cible. C'est une nouveauté dans les Final Fantasy (hormis vous savez qui) puisque les combats ne sont plus aléatoires. Ainsi, tous les monstres apparaissent sur votre carte/radar (pour une fois que ça sert) et il ne sera pas rare de vous faire « aggro », un terme que les puristes de MMORPG connaissent bien. Se faire « aggro » c'est en fait se faire attaquer par un monstre sans que l'on ne lui ai demandé. Il peut vous repérer à la vue, au son, ou même à l'odeur. Si un monstre de même type se retrouve alors à proximité, on parle de « link » puisqu'il viendra en aide à son congénère. Si beaucoup devraient avoir quelques soucis au départ, le système de combat se révèle comme l'un des plus intéressants de la série. Pour approfondir un peu plus la chose, sachez que vous êtes généralement par trois au combat, mais que parfois, et en fait assez souvent, un personnage « Guest » viendra vous épauler. Si vous ne pouvez pas le contrôler, il vous sera tout de même d'une grande utilité. Un personnage « Guest » rejoindra généralement votre équipe plus tard dans l'aventure, et pourra quand bon vous semble, faire partie d'un groupe de trois personnages que vous aurez défini dans le menu. D'ailleurs le menu, parlons-en. Profitant d'un design sobre mais efficace, il ne changera pas profondément vos habitudes. Un rapide coup d'œil suffit à remarquer que vos personnages évolueront de façon classique, démarrant au level 1 pour finalement atteindre un level 100.

    Mais la grande nouveauté, c'est le système de « Licence ». Square Enix a jugé bon de reprendre les bases du « Sphérier » de Final Fantasy X dans le sens où, à première vue, le système de « Licence » possède de nombreux points communs. Vous évoluez sur un damier classique, type jeu d'Echec. Ce même damier est divisé en deux zones. En haut, vous pouvez remarquer des icônes de type Sorts, Capacités, et au bas du damier, des icônes de type Equipement. En fait le système est très simple. En tuant un ennemi, en plus d'obtenir des points d'expérience, vous obtiendrez aussi des LP (comprenez « Licence Point »). Ces LP vous permettront d'activer une « Licence » sur le damier. Par exemple, vous voyez une case Cure. Avec un nombre suffisant de LP (ils sont inscrits sur la case) vous activerez alors la magie Cure. Et dès cet instant, le terme « Licence » prend alors tout son sens. Comme vous l'aurez compris il s'agit plus d'un système de permisqu'autre chose. En achetant la magie Cure dans un des magasins d'Ivalice, vous ne pourrez pas forcément l'utiliser, il faut d'abord que votre personnage ait obtenu la « Licence » correspondante. Mais pour ceux qui s'inquièteraient, en activant une « Licence », vous faites apparaître deux autres cases à proximité de celle précédemment activée. C'est un système ingénieux qui vous fait évoluer votre personnage librement et sans aucune contrainte. Le système de « Licence », c'est un peu le « Sphérier » en mieux, mais en surtout beaucoup moins linéaire (encore une fois). Pour les armes ça fonctionne exactement de la même manière. Acheter une épée surpuissante ou une magnifique armure ne vous permettra pas forcément de l'équiper, il faudra préalablement avoir obtenu la « Licence » correspondante. Un système novateur et surprenant qui vous occupera durant de nombreuses heures de jeu. Le système de « Gambit », quant à lui, presque oublié, mais pourtant présenté en tout premier au grand public, fonctionne à peu près comme le système d'ordres de Kingdom Hearts. Ainsi, vous assignez à chaque personnage de votre équipe des ordres prédéfinis, avec pour chacun, une condition d'utilisation. Des conditions que vous aurez achetées dans un magasin spécialisé. Par exemple, utiliser la magie Cure lorsqu'un personnage se retrouve en dessous de 20 % de ses HP totaux. Bien entendu, le système de « Gambit » pourra aussi être boosté dans le système de « Licence ».


    Final Fantasy XII (05) Final Fantasy XII (06)

    Mais beaucoup d'entre vous doivent se demander ce que vaut réellement l'histoire de Final Fantasy XII, sa durée de vie, sa bande son, et toutes ces autres questions extrêmement importantes qui peuvent vous inquiéter à chaque sortie d'un nouvel épisode. Cette douzième fantaisie ne déroge pas à la règle et nous offre l'une des histoires les plus passionnantes de la série. Les cinématiques sont nombreuses mais il est impressionnant de voir à quel point les phases d'exploration/dialogues sont admirablement mieux fichues. La mise en scène est époustouflante et il faudra encore qu'on m'explique comment une telle aventure peut être casée sur un aussi petit DVD.
    Contrairement à ce qui avait été annoncé au départ, il n'y a pas que les cinématique d'introduction et de fin qui sont en images de synthèse. Il ne sera pas rare de tomber sur de nombreuses cinématiques aussi majestueuses que l'introduction. Et en plus d'être relativement nombreuses, elles sont particulièrement longues. Les rebondissements sont d'ailleurs légions, et les personnages d'un charisme fou. Ashe est d'ailleurs, sans trop m'avancer, le personnage féminin le plus réussi de la série. Pour ce qui est de la durée de vie, sachez qu'elle est immense. Plus long que les anciens épisodes, du fait de son monde incroyablement vaste et de ses quêtes annexes nombreuses, Final Fantasy XII vous accrochera durant de longues heures. De plus, la difficulté a été sensiblement revue à la hausse et il ne sera pas rare de faire quelques séances de level-up avant un boss particulièrement coriace, comme au bon vieux temps ! Le jeu est incroyablement riche, et les cinq années de développement se font ressortir.
    Là où FFXII marque aussi un point, c'est dans sa musique. Sakimoto s'est carrément surpassé ! On en vient presque à oublier quelque peu Uematsu (mais pas trop quand même) tant ses musiques sont remarquables. Plus axées sur l'ambiance, les pistes sont extrêmement nombreuses et vous accompagneront aisément dans ce monde si accrocheur.


    Final Fantasy XII (07) Final Fantasy XII (08)

    Alors, Final Fantasy XII, parfait ? Oui, incontestablement ! Meilleur de la série ? Non, pas forcément. Même si ce douzième épisode peut se targuer d'être l'un des plus matures (Square Enix sait faire des jeux, et on va finir par le savoir) il reste encore la nostalgie des anciens épisodes, et parfois la préférence d'une histoire par rapport à l'autre fera chavirer votre cœur dans le passé (j'aime bien mettre des expressions abominables à la fin d'un long texte). Mais là où nous sommes surs, c'est que Final Fantasy XII enterre tout ce qui a pu se faire en matière de RPG durant ces dernières années, et ce sur tous les supports. J'irai même jusqu'à annoncer que Dragon Quest VIII fait carrément pitié face à ce mastodonte, ce qui ne doit tout de même pas vous empêcher de l'acheter à sa sortie Européenne (n'oublions pas qu'il possède lui aussi des qualités indéniables). Final Fantasy XII, c'est bien l'épisode que l'on attendait tous, ce fut long certes, mais le plaisir est inqualifiable, vous n'en reviendrez pas !


    L'avis de Mokusei :
    Ca y est Square Enix a encore frappé ! Après la sortie de Dragon Quest VIII qui avait su renouveler la série grâce au gain de la troisième dimension, tout en gardant l'esprit qui avait fait le succès de la saga, Square Enix se devait d'en faire au moins autant avec sa deuxième licence fétiche.
    Et pour le coup, le pari est réussi. En confiant la direction du projet à Yasumi Matsuno, le risque était grand car son univers favori, celui d'Ivalice ne faisait pas l'unanimité jusqu'à présent. Toutefois, les ébauches de ce monde que l'on avait pu voir dans les Tactics, ou même dans Vagrant Story, n'étaient pas matures. C'est aujourd'hui chose faite ! Ce monde est féerique et incroyablement vivant. Il est d'abord extrêmement vaste, chaque zone est divisée en plusieurs « sous zones » ; on s'y sent incroyablement libre de nos faits et gestes, phénomène accentué par une caméra pouvant pivoter à notre guise à 360° autour de nos héros en permanence ; les villes sont immenses, très peuplées (de diverses races de personnages : les villes sont très cosmopolites), on ne se sent absolument pas seul, même si le parti a été pris de ne pouvoir parler à tout le monde, mais le travail d'immersion reste remarquable ! C'est, pour vous dire, le seul RPG non MMO où je me sens parfaitement immergé, absorbé presque.
    Les effets climatiques sont gérés : brouillard, tempêtes de sables dans les déserts, pluie (qui change certaines cartes en créant des petits lacs, là où en temps de sécheresse nous avons une crevasse), ...

    Square Enix a eu le cran également de se passer de Nomura et d'Amano, pour laisser le « character design » aux soins experts de Akihiko Yoshida, fidèle acolyte de Matsuno. Il semble aujourd'hui évident que l'Ivalice de FFXII n'aurait pas été aussi bon qu'il ne l'est tant le travaille de Yoshida est remarquable et se marie à merveille à l'environnement qui nous est donné d'explorer.
    Enfin, sachez que la durée déjà très conséquente de la trame principale se voit rallongée par différents mini-jeux, mini-quêtes passionnantes qui en plus de nous faire voyager, nous permettent de gagner divers bonus d'objets ou d'argent.

    En conclusion, pour moi le meilleur opus de la série de part son scénario, son immersion, ses qualités de gameplay, de design, bref pour tout ce qu'il est.
    Un must have ! Et profitez en car pour revoir un RPG de cette qualité il faudra sans doute attendre encore plusieurs années et pourquoi pas en nouveau logo terminé par un XIII.


    Final Fantasy XII (Artwork)


    En quelques mots...
    Ce douzième opus a su se faire attendre et le résultat est bien à la hauteur de nos espérances. Profitant du savoir faire de Square Enix dans le domaine, Final Fantasy XII se révèle tout simplement comme le meilleur RPG de ces dernières années sur tous les supports confondus. L'univers est immense, les graphismes somptueux, l'histoire magistrale et le gameplay incroyable. Cet épisode pourra facilement devenir votre Final Fantasy préféré dans le sens où celui-ci est tout simplement parfait. En partant du principe que Square ne pouvait faire mieux, ce dernier épisode de la saga mérite tous les éloges, il est donc tout à fait normal qu'une telle note lui soit attribuée ! Tremblez mes amis...

    Les points forts :
    - Le monde d'Ivalice : parfait !
    - L'histoire, les personnages
    - Le gameplay, la musique, tout...
    Les points faibles :
    - Aucun, tout simplement !
    Note finale :
    20/20

     

    Test réalisé par l'équipe de ffring.com


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